Brave New Words: Labour, The Courts and the Canadian Charter of Rights and Freedoms Academic Article uri icon

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  • In Health Services and Support – Facilities Subsector BargainingAssociation v. British Columbia, [2007] 2 S.C.R.391, the Supreme Court of Canada overturned precedent andconcluded “that the grounds advanced in the earlier decisions forthe exclusion of collective bargaining from the Charter’s protectionof freedom of association do not withstand principled scrutinyand should be rejected” (at para. 22). The author exploresthe Supreme Court of Canada’s change of heart and what thischange implies, not only for constitutional doctrine, but also forwhat the Court understands about the governance of the post-Fordist world of work. She situates the Court’s reasoning in afew key cases dealing with labour’s distinctive rights – to bargaincollectively and to strike – in the social context that both shapesthe legal discourse about labour rights and influences organizedlabour’s power. She considers the paradox of the Supreme Court’sembrace of Fordist labour rights in a post-Fordist economy, andsuggests a modest, though important, role that the Court couldplay in fostering social justice in the brave new world of work.Dans l’arrêt Health Services and Support – Facilities SubsectorBargaining Association c. Colombie-Britannique [2007]2 R.C.S. 391, la Cour Suprême du Canada a invalidé un précédentet a conclu que «les motifs avancés dans les arrêts précédentspour exclure les négociations collectives de la protectionaccordée par la Charte à la liberté d’association ne résistent pasà un examen fondé sur les principes pertinents et qu’ils devraientêtre écartés» (au para. 22). L’auteure explore le revirement de laCour Suprême du Canada et ce qu’implique ce changement, nonseulement pour la doctrine constitutionnelle, mais aussi pour ceque la Cour comprend au sujet de la façon de gouverner dans lemonde post-Fordiste du travail. Elle situe le raisonnement de laCour dans quelques cas-clés traitant des droits distinctifs des travailleurs– la négociation collective et la grève – dans le contextesocial qui à la fois détermine la forme du discours juridique ausujet des droits des travailleurs et influence le pouvoir du mouvementsyndical. Elle considère le paradoxe que la Cour Suprême épouse des droits des travailleurs Fordistes dans une économie post-Fordiste, et suggère un rôle modeste, mais important, que pourrait jouer la Cour pour favoriser la justice sociale dans le nouveau monde prometteur du travail.