A recent action-centred model of selective attention holds that attention depends upon the relation between the intended target, distracting stimuli, and the action to be performed (Tipper, Lortie, & Baylis, 1992). In contrast to many earlier studies, where perception and action seem to be dissociated, an action-centred approach stresses that what is perceived depends on how we intend to interact with the environment (Bootsma, 1989). Consequently, selective attention is best studied under conditions analogous to the three-dimensional, real-world action in which humans typically engage (Tipper et al., 1992). Three experiments were conducted to assess the predictions of this model when participants are required to direct action to intended targets located within a computer-generated virtual environment. Taken together, the results suggest that human selective attention is predominately influenced by the degree to which perception and action space is aligned. Specifically, unless a reasonably direct spatial alignment of perception and action is evident, any competing response afforded by irrelevant stimuli is less likely to impede either movement preparation or execution. Selon un récent modèle d’attention sélective centré sur l’action, l’attention dépend de la relation entre la cible visée, les stimuli distracteurs et l’action à effectuer (Tipper, Lortie et Baylis, 1992). Contrairement à de nombreuses études préalables dans lesquelles on semble dissocier perception et action, une approche centrée sur l’action insiste sur le fait que ce qui est perçu dépend de la façon dont nous comptons interagir avec l’environnement (Bootsma, 1989). Par conséquent, on a insisté sur le fait que l’attention sélective humaine s’étudie au mieux dans des conditions analogues à l’action tridimensionnelle du monde réel dans laquelle les humains s’engagent généralement (Tipper et al., 1992). Dans cette étude, on a mené trois expériences pour évaluer les prévisions de ce modèle centré sur l’action où les participants devaient orienter l’action vers les cibles visées situées dans un environnement virtuel généré par ordinateur. Notre principal objectif consistait à reproduire et à étendre les expériences précédentes touchant l’attention humaine en étudiant la manière dont le système d’attention sélective accède aux représentations intérieures de l’environnement extérieur. Les expériences qui englobent cette étude avaient recours à une méthodologie semblable à celle qui est utilisée par Tipper et al. (1992, expérience 1). Cependant, dans ce cas, plutôt que d’atteindre une cible dans l’espace tridimensionnel, tous les mouvements de visée en cause comportaient la manipulation d’une souris d’ordinateur sur une tablette graphique afin de positionner le curseur dans les limites d’une cible bien définie. Lors de certains essais, la cible était accompagnée d’un distracteur. La réponse visuelle relative au mouvement était fournie par l’affichage d’un moniteur d’ordinateur. Pour évaluer l’influence de la traduction spatiale sur l’interférence d’un distracteur, l’environnement de visée était manipulé entre les expériences en changeant le degré auquel l’espace de perception et d’action était aligné. Précisément, dans l’expérience 1, l’information sur la cible était donnée au participant sur un moniteur d’ordinateur aligné à un angle de 90° par rapport à l’espace d’action. Dans les expériences 2 et 3, l’information concernant la cible était superposée à l’espace d’action. Pris ensemble, les résultats laissent entendre que l’attention sélective humaine est influencée de manière prédominante par le degré auquel l’espace de perception et d’action est aligné. Précisément, à moins qu’un alignement spatial raisonnablement direct de la perception et de l’action soit évident, il est moins probable que toute réponse concurrente fournie par des stimuli non pertinents entrave la préparation ou l’exécution du mouvement.