Home
Scholarly Works
Determinants of Stress in Medical Practice :...
Journal article

Determinants of Stress in Medical Practice : Evidence from Ontario Physicians

Abstract

We use data from a unique survey of Ontario physicians to examine the determinants of work and personal stress in physicians with six stress indexes we constructed. We have a number of findings of particular interest. First, we find that males experience significantly less stress than women in a number of our regressions. Second, some of our estimates suggest that physicians who practice in health service organizations, which are paid primarily by capitation rather than fee-for-service, experience less stress. This estimate suggests that alternative payment systems, which are becoming more prevalent, may help to alleviate the stress experienced by physicians. Third, increases in the percentage of billings required to cover overhead expenses are associated with higher levels of stress. Finally, our most consistent empirical finding relates to the number of hours a week the physician works, which had a significant effect on all six of our stress indexes. Le nombre de médecins, leur répartition géographique et leur productivité préoccupent aussi bien le gouvernement que les citoyens dans la mesure où ces variables déterminent la disponibilité et l’accessibilité aux soins de santé. Des études canadiennes et ontariennes ont révélé une pénurie de main-d’oeuvre dans le système de santé, spécialement un manque de médecins. Aux États-Unis, cette pénurie de médecins commence aussi à se faire sentir. Différents indices relevés sur le terrain suggèrent que cette pénurie résulte en des conditions de travail difficiles pour les médecins praticiens (c’est-à-dire de longues heures de travail, un nombre élevé d’actes médicaux, un surplus de tâches administratives contraignantes et bien d’autres) occasionnant une diminution de la satisfaction au travail et des niveaux de stress plus élevés. Dans la mesure où le stress vécu par les médecins affecte leur productivité, leur mobilité professionnelle et leurs décisions en matière de retraite, ce stress peut exacerber le manque actuel de médecins et entraver l’accessibilité des soins de santé. Aussi, malgré que l’étude des déterminants du stress au travail dans le secteur de la santé soit importante, au Canada ce sujet demeure largement négligé par les chercheurs et par ceux s’intéressant aux politiques publiques. Le stress au travail, couplé aux différentes tendances actuelles structurant la force de travail dans la pratique médicale, notamment le vieillissement de la main-d’oeuvre, la féminisation de la profession et le passage d’une rémunération à l’acte vers d’autres formes d’offre de services et de financement (c’est-à-dire principalement à forfait) devient d’une importance et d’un intérêt indéniables. Nous avons utilisé des données provenant d’un sondage réalisé auprès de médecins de l’Ontario au Canada pour examiner les déterminants du stress. Nous avons construit six échelles différentes pour bien saisir les multiples composantes du stress auquel font face les médecins dans leur pratique. Ces échelles mesurent le stress lié à la charge de travail, aux interactions avec les patients, aux processus décisionnels, aux tâches administratives, à la relation avec les collègues de travail et à la vie personnelle. Nos résultats peuvent différer substantiellement en vertu des échelles de stress. Par exemple, les caractéristiques personnelles, comme le nombre d’enfants de moins de 16 ans habitant à la maison, le statut familial et l’âge ne sont pas des variables contribuant significativement au stress lié à la vie personnelle. De même, le nombre de patients traités au cours d’une journée typique n’affecte pas significativement toutes les composantes du stress. En ce sens, l’offre de services sur appel fut associée de manière significative à 11,1 % du stress lié à la charge de travail, mais la même variable ne contribuait significativement à aucune autre composante du stress. Nous avons donc déterminé, par régressions, que pour les hommes, la relation avec les collègues et la vie personnelle ne sont pas des dimensions contribuant significativement au stress. Par contre, le stress associé aux interactions avec les patients et aux processus décisionnels est significatif pour les hommes (au seuil de 10 %). Nous avons aussi déterminé que pour les hommes, la charge de travail et les tâches administratives sont significativement moins des facteurs de stress que pour les femmes (au seuil de 1 %). En 1961, 7 % des médecins étaient des femmes et, en 2001, cette proportion est passée à 28 %. En 2015, les médecins devraient être des femmes dans une proportion de 40 % environ. Le nombre grandissant de femmes médecins signifie que les différences mesurées entre les hommes et les femmes concernant le stress pourraient devenir préoccupantes, particulièrement si les niveaux élevés de stress font en sorte que les femmes médecins restreignent leurs heures de pratiques ou quittent définitivement la pratique de la médecine, exacerbant ainsi la pénurie de médecins ou limitant l’accessibilité aux soins. Nous avons trouvé que le pourcentage de facturation requis pour payer les frais généraux, ou le ratio des frais généraux, est associé significativement à une augmentation du stress lié à la charge de travail, aux interactions avec les patients, aux tâches administratives et à la vie personnelle. Ces estimations rendent compte d’une augmentation d’environ 2,3 % pour le stress lié aux interactions avec les patients et à 4,7 % pour le stress lié à la vie personnelle, pour une augmentation de un point au niveau de 10 % dans le ratio des frais généraux. Notre résultat le plus significatif suggère sans surprise que si on augmente le nombre d’heures travaillées, le niveau de stress vécu par les médecins augmente aussi. La force de cette relation varie selon la composante mesurée. Par exemple, pour l’échelle mesurant le stress lié aux interactions avec les patients, une augmentation de 10 % des heures travaillées augmente de 2,4 % le score obtenu à cette échelle. De plus, cette même augmentation entraîne une augmentation de 4,5 % à l’échelle mesurant le stress lié à la vie personnelle ainsi qu’une augmentation de 4,9 % à l’échelle mesurant le stress lié aux processus décisionnels. Du point de vue des politiques publiques, une diminution du ratio des frais généraux (peu importe que ce soit en augmentant les revenus ou en diminuant les coûts) diminuerait le niveau de stress vécu par les médecins. De telles réductions pourraient aussi être obtenues en regroupant les médecins au sein d’équipes de praticiens et en les employant en tant que salariés. La relation entre l’augmentation des frais des soins de santé et la diminution du nombre des heures travaillées et conséquemment du stress n’est pas claire. Plutôt, un nombre accru de médecins dans le réseau de la santé suite à l’entrée en formation de nombreux candidats aux études de médecine serait être un moyen efficace de diminuer le stress des médecins en réduisant leur charge de travail. Un autre résultat intéressant concerne l’encadrement de la pratique de la médecine. En particulier, l’organisation des soins de santé autour d’un point de service a été associée à une diminution significative (de 9,5 à 13,7 %) du niveau de stress dans certaines régressions. Considérant que les médecins exerçant dans ce type d’organisation sont rémunérés à forfait, on peut croire qu’abandonner le mode de rémunération à l’acte pourrait contribuer à diminuer le stress vécu par les médecins. Ces nouveaux modèles de rémunération à forfait (par exemple dans les Family Health Networks) devraient prendre une place de plus en plus importante afin d’augmenter le nombre de médecins généralistes et spécialistes, et particulièrement le nombre de ceux qui exercent dans les centres hospitaliers universitaires et qui sont actuellement rémunérés à l’acte. Usamos los datos de la única encuesta administrada a medicos del Ontario para examinar los determinantes del trabajo y del estrés personal de los medicos con la ayuda de seis indicadores elaborados por nosotros mismos. Obtenemos un buen número de resultados particularmente interesantes. Primeramente, se encuentra que en varias de nuestras regresiones, los medicos de sexo masculino experimentan significativamente menos estrés que los medicos mujeres. En segundo lugar, algunas de nuestras estimaciones sugieren que los médicos que practican en las organizaciones de servicios de salud, y que están pagados principalmente a monto fijo en lugar del pago por servicio, experimentan menos estrés. Este estimado sugiere que los sistemas alternativos de pago cada vez mas frecuentes, pueden ayudar a aliviar el estrés experimentado por los médicos. En tercer lugar, los incrementos en el porcentaje de facturación requerido para cubrir gastos operativos son asociados con niveles mas elevados de estrés. Finalmente, nuestro resultado empírico mas consistente está relacionado a la cantidad de horas por semana trabajadas por los médicos, las cuales tienen un efecto significativo con todos nuestros seis indicadores de estrés.

Authors

Campolieti M; Hyatt D; Kralj B

Journal

Relations industrielles, Vol. 62, No. 2, pp. 226–257

Publisher

Consortium Erudit

Publication Date

January 1, 2007

DOI

10.7202/016087ar

ISSN

0034-379X

Contact the Experts team